Les limites de la démocratie (2ème round)

Posté le Lundi 24 août 2015

 »

-C’est bon gamin, tu vas recevoir une claque, mais comme on est en démocratie, je vais te laisser le choix de qui te la donnera.

-Non, si j’étais en démocratie, je choisirais si je dois recevoir la claque ou pas, et qui me la donne.

 »

Donc, concernant la démocratie. Elle n’est pas synonyme de liberté. Je m’explique.

Imaginez une société où l’on fasse voter pour savoir quel modèle de chemise je dois porter et les couleurs autorisés. Nous serions tous obligés de porter la même chemise avec un coloris limité. Plus fort, et si nous choisissions avec qui j’ai le droit de sortir. Démocratiquement, par vote. Serais-je libre?

Dans toute société on a besoin de règles pour vivre ensemble. La question est: jusqu’où légiférer? En fait plus on légifère, plus on nous ligote.

Certains disaient que la démocratie c’était le chaos. La dictature de la majorité sur la minorité. Vu le contexte, je me dis, est-ce mieux la dictature de la minorité sur la majorité?

Et le fond du problème n’est-il pas que trop légiférer c’est rendre le pays aussi vivable qu’une dictature. Trop peu, c’est laisser beaucoup de place aux rapaces au détriment de la liberté des autres.

lisieblog @ 23 h 32 min
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« Le singe en nous » Chapitre 1

Posté le Lundi 24 août 2015

Il est des livres qui nous ouvrent l’esprit. Je dirais même qu’il est inutile de se gaver de lectures pour rien en tirer. Mais au contraire il vaut mieux lire peu, mais lire bien.

Pour dire que le livre dont je vais parler ici a étendu ma perception du monde vers d’autres réalités que celles anciennement connues. Aussi j’aimerais en partager la lecture via quelques petits articles. Il s’agit de « Le singe en nous » de Frans de Waal. éthologue et primatologue.

« On peut sortir le singe de la jungle, mais pas la jungle du singe. »

Ce chapitre traite de la façon dont nous humains avons tendance à rejeter sur mère nature tout nos défauts et à « humaniser » tout ce que nous considérons comme des qualités. Frans De Waal donne d’ailleurs des exemples précis de singes qui se sont comportés « humainement », montrant ainsi que les qualités dont nous nous attribuons l’exclusivité, ne nous sont pas si propres que cela. Il démonte aussi l’argument qui consiste à dire que nous sommes égoïstes par nature et que la bonté est une imposture. Que c’est écrit dans nos gènes de primates.

Il fait l’hypothèse que nous sommes aussi proches des chimpanzés que des bonobos génétiquement (en fait beaucoup de scientifiques cherchent à savoir qui est le plus proche de nous, voir certains s’opposent). Nous ressemblons aux chimpanzés de par notre propension à être avides de pouvoir et brutal, mais nous sommes également proche avec nos comportements, des bonobos plus pacifiques et érotiques. Frans de Waal parle également de l’empathie, cette capacité à se mettre « à la place » des autres. De comprendre leur ressentis. Cette empathie qui peut induire cruauté comme entraide.

L’empathie c’est juste une aptitude à comprendre autrui. C’est ce qu’on en fait qui fait la différence.

Les bonobos sont des singes qui ont une activité sexuelle intense. Le moindre conflit aboutit à un rapport. Les femelles sont solidaires, de fait elles dominent. Elles ont aussi des rapports sexuels entre elles. Les mâles chez les bonobos ont plus de mal à se faire une place dans un groupe auquel ils ne sont pas issus. La différence entre chimpanzés et bonobos c’est que les uns résolvent les problèmes de sexe par le pouvoir et les autres les problèmes de pouvoir par le sexe.

Il y a eu de nombreuses théories écrites après guerre, qui tentaient d’expliquer la folie meurtrière qui a eu lieu en Europe. Notamment la Shoah. On a mis en avant notre côté sombre, violent. Certains ont même lancés l’idée que nous étions les seuls primates à tuer des membres de notre propre espèce. Certains biologiste émettaient l’idée que l’égoïsme était une force motrice du changement et non un défaut (« Le gène égoïste » de Richard Dawkins). D’ailleurs ce fut à la période ou Thatcher et Reagan Prônaient les vertus de la rapacité.

Ceci dit nous sommes toujours influencés par cette idéologie dite néo-libérale. Elle a infusé dans la société, polluée nos cerveaux et notre mode de fonctionnement.

Il y eu aussi cette idée que c’est notre côté belliqueux, agressif qui a amené le progrès. Puis en 1970, certains éthologues ont commencés à parler de l’agressivité des chimpanzés, de leur sociabilité, voir de propension à être aussi des singes tueurs. On s’est rendus comptes que d’autres animaux aussi tuent des membres de leur propre espèces, voir pratiquent l’infanticide.
De fait, l’idée que la violence fait partie de la nature de l’homme a trouvé un argument supplémentaire. Mais malheureusement on ne voit que cet aspect de l’homme.

D’ailleurs même chez les chimpanzés la violence et l’égoïsme n’est pas la règle de base. Par exemple dans un groupe de chimpanzés, une femelle a adopté un orphelin, mais ne pouvant l’allaiter des humains lui ont appris à donner le biberon. Quand ils ont réintroduits la mère et son petit adoptif, face au mâle dominant qui pouvait être agressif, deux mâles ont faits front pour protéger le petit.

Une émission est très intéressante:

http://www.franceinter.fr/emission-sur-les-epaules-de-darwin-le-souci-de-lautre-0

Un biologiste, Michael Ghiselin, avait dit: « Grattez un altruiste: vous verrez saigner un hypocrite ». Or l’altruisme intentionnel et la compassion existent chez d’autres animaux. Les chimpanzés sont capables d’actes tels que grimper dans un arbre pour cueillir des fruits pour un ainée qui n’est plus capable de le faire. Il arrive qu’un mâle adopte un orphelin qui n’a aucune parenté avec lui. Et des exemples comme ça il y en a plusieurs.

Je cite:

« L’agressivité  n’est certes pas absente parmi les bonobos, mais on observe rarement chez eux les traitements que s’infligent réciproquement à l’occasion les chimpanzés, dont les morsures et les coups sont d’une violence inouïe. Les poils d’un chimpanzé mâle se hérissent à la moindre provocation. Il ramassera un bâton et défiera tous les individus qu’il sentira plus faibles. Les chimpanzés sont très imbus de la notion de rang. »

Quand je lis ça (entre autres choses), je me dis parfois qu’il y a des personnes qui sont plus proches du bonobo et d’autres du chimpanzé. ça me rappelle l’histoire du mari qui frappe sa femme, qui elle-même gifle son fils, qui lui, donne un coup de pied au chien. J’avais eu en face de moi (et malheureusement à travailler avec, voir coopérer) un type qui se prétendait intellectuellement au dessus des autres, et ne pas être un animal, lui. Il m’évoquait pourtant bien un gorille qui se tape la poitrine pour se faire valoir. Et son comportement était exactement (plus une violence morale et verbale que physique, nous sommes en bonne société tout de même) celui du chimpanzé si dessus.

Des années après que Thatcher ait affirmé qu’il n’y avait pas de société mais des hommes, des femmes et des familles, la biologie évolutionniste ayant progressé le vent a commencé à tourner. D’autres valeurs sont mises en avant, tels que le souci de l’autre, la communication, etc…

A mon avis, l’idéologie qui érige l’égoïsme en valeur sûre n’est pas près de disparaître. Elle a tellement bien infusée dans nos cerveaux. Si on voit apparaître des bribes de mouvements « pro-altruisme », la grande majorité des gens n’en est pas à là. « Yaka » écouter la doxa chantée comme une messe par les économistes toutes chaînes confondues.

Une expérience en neurosciences montre que si l’on place des personnes dans un scanner et qu’on leur demande de répondre à des dilemmes moraux, la zone activée sera des anciens centres émotionnels enfouis profondément dans le cerveau. Notre sens moral ne semble donc pas dater d’hier.

 

 

 

 

 

 

lisieblog @ 23 h 10 min
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Une limite parmi d’autres

Posté le Dimanche 16 août 2015

Tiens, un brin de soleil! Peut-être devrais-je mettre un peu le nez dehors? Mais comme je me faisais une réflexion à moi même et que je voulais la partager, je vais passer par ici histoire d’écrire quelques lignes.

Et de toute façon comme y dit Confucius (non, ce n’est pas une faute de syntaxe c’est exprès):

« Proposez-vous toujours de suivre la voie de la vertu; demeurez dans cette voie; ne vous écartez jamais de la perfection; ayez pour délassement les six arts libéraux que sont la conversation, la musique, le tir à l’arc, la conduite des chars, l’écriture et le calcul. »

Donc même si ce n’est pas le sujet du jour:

-Je suis parfaite, j’en ai conscience, mais les autres l’ignorent. C’est juste que ça ne se voit pas. ;-p (je plaisante bien entendu).

-La conversation: je fais des efforts pour sortir de ma condition d’oursonne. Parce que si je continues d’être aussi farouche ça va être chocolat pour trouver du travail.

-La musique: c’est fait. D’ailleurs ne vous ai-je pas dit je suis la réincarnation de Mozart? Non? De Jim Morrison alors! Mais pourquoi vous ne me croyez pas?!

-Le tir à l’arc: je m’inscrirais bien à un cours de kyudo mais… y a pas ici.

-La conduite des chars: la conduite de ma petite voiture, ça compte?

-L’écriture : voilà nous y sommes!

-Le calcul: promis je révise les matrices, après les equa’dif, et ensuite on verra.

Bon revenons à nos moutons. La démocratie donc.

Je me disais en moi même que la démocratie a des limites. Un jour sur un fil que je suivais via un forum de politique j’ai vu un gus opposer cet argument: « mais ça sera choisi démocratiquement! ». Je précise que le gus est un apprenti Marxiste. J’aurais beaucoup à en dire mais ça serait encore s’éloigner du sujet. Et il s’agissait du débat pour obliger les gens à tous vivre dans ce que j’appelle des cages à lapin (dans des blocs donc). Celui-ci estimait qu’écologiquement et pour nourrir le monde (vu que la population mondiale augmente toujours), il fallait arrêter de construire des maisons avec jardin et cloîtrer tout le monde dans des barres.

Et là une petite lumière: et pourquoi ne pas choisir la couleur de mon string démocratiquement? C’est dit avec humour mais vous voyez ou je veux en venir?

Ce qu’il en ressort (attention, roulements de tambours), c’est…

Est-ce qu’on peut traiter tout et n’importe quoi démocratiquement?

Sur le coup je suis en train de me dire que pour la démocratie, il faut des sujets qui sachent faire des choix éclairés, et il leur faut donc du temps pour ça. Mais si on traite tout et n’importe quoi démocratiquement, ça risque d’être lourd. Il faudrait donc des gens qui travaillent et d’autres qui décident. On les élirait? Retour à la case départ. Ce n’est plus une démocratie. C’est une république. Représentants choisis dans une même caste: une aristocratie élective (comme dirais l’autre). C’est donc bien un retour à la case départ!

Mais si on limite pour la démocratie directe un nombre restreint de choix, ceux qui ont une implication directe sur notre vie? C’est une réflexion comme ça. Très superficielle. A creuser.

 

lisieblog @ 15 h 46 min
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Ma deuxième déception

Posté le Samedi 15 août 2015

Je profites de ce samedi pluvieux pour écrire. Aujourd’hui j’aborde un sujet brulant. Comme le dit si bien le titre, il s’agit là de ma deuxième prise de conscience et déception.

Après avoir pensé que notre démocratie était malade. Qu’il y avait un manque d’investissement de la part des citoyens et pour ceux qui s’intéressent tout de même à la chose publique, un manque évident d’approfondissement et de communication. J’ai commencé à réaliser quelque chose de plus dur encore.

Prenez la définition du mot démocratie du Larousse:

 »

  • Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.
  • État ayant ce type de gouvernement.
  • Système de rapports établis à l’intérieur d’une institution, d’un groupe, etc., où il est tenu compte, aux divers niveaux hiérarchiques, des avis de ceux qui ont à exécuter les tâches commandées.

 »

Regardons un peu à la louche comment ça se passe. D’abord qui connait toutes les personnes qui se sont présentés aux présidentielles? Qui s’est intéressé à leur programme? J’ai l’impression que la plupart des gens se disent de droite ou de gauche sans vraiment avoir réfléchi de façon approfondie, beaucoup sont dans l’émotion. Et d’ailleurs un certain nombre votent au centre parce que les extrême « c’est pô bien ». Donc on est quasi dans du système américain, deux grands partis et les gens choisissent entre les deux.

Qu’est ce qu’il se passe? Une tête de liste vous joue du violon, vous promettant monts et merveilles s’il est élu. Et au final, va t-il faire ce qu’il a dit? Est-il obligé de faire ce qu’il a dit une fois élu? Nous votons pour des gens qui viennent des mêmes milieux, qui parfois même ont les mêmes formations. Iriez-vous vous tirer une balle dans le pied au nom du bien commun? Pensez-vous qu’eux puissent le faire?

Un malaise à commencé à grandir chez moi quand je me suis posée ces questions. Et pour m’achever j’ai découvert un livre: « Démocratie. Histoire politique d’un mot ».

http://www.luxediteur.com/content/d%C3%A9mocratie-histoire-politique-dun-mot

Je l’ai acheté et lu en partie. Et qu’est ce que j’ai découvert? Qu’il n’a jamais été question de démocratie. Que ce n’est qu’un mot vidé de son sens. Connaissez-vous la « République populaire démocratique de Corée »? Plus on ajoute de mots sensés montrer que le pouvoir est au peuple, moins le peuple en a. Un peu comme dans le livre  » 1984  » de George Orwell.

  • « La guerre, c’est la paix. »
  • « La liberté, c’est l’esclavage. »
  • « L’ignorance, c’est la force. »
Le ministère de la vérité est le lieu ou on falsifie l’histoire, ou l’on crée la propagande.
 Voilà donc ma seconde déception et pourquoi je n’irais plus voter. D’autre part j’espère que d’autres feront comme moi. De sorte à enlever toute légitimité aux pantins qui font semblant de nous représenter.

 

lisieblog @ 11 h 16 min
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Hiroshima, la véritable histoire: l’émission

Posté le Mercredi 12 août 2015

Je parles ici du documentaire passé sur arte il y a quelques

Le Japon était en train de perdre, l’empereur à envoyé des émissaires négocier la reddition alors que les américains mettaient au point la bombe. A la conférence de Potsdam le Japon avait chargé l’Union Soviétique de négocier un accord de paix. Harry Truman avait conscience que les japonais voulaient capituler. Le Japon aurait capitulé immédiatement si une clause dans l’accord de Potsdam aurait été mise pour le maintien de l’empereur au pouvoir. Or les accords laissaient au peuple japonais le choix de le garder ou non. De fait, le Japon refusait. D’autant que l’armée impériale et l’empereur se méfiaient du peuple et pensaient que l’empereur serait destitué.

L’arme nucléaire a été largué et a explosé pour détruire plus de surface mais moins en puissance, elle ne touche que les constructions légères. Et donc il y avait moins d’impact sur les constructions militaires. Largués au milieu de villes elles touchent énormément de civils.

70 scientifiques avaient envoyés une pétition à Harry Truman pour demander au préalable une démonstration de la bombe, histoire de faire peur sans toucher de vie. Le général Groves la range dans un tiroir et le président ne la verra jamais. Oppenheimer demandait à ce que les ingénieurs ne fassent pas de vagues.

Le 6 août grâce à un B29, appelé Enola Gay, la bombe est largué vers 8h15, elle explose 43 seconde à 587m de hauteur. Un nuage s’élève à plus de 17000 m d’altitude et s’étend sur un diamètre de 800 m. 10 km2 du centre ville sont pulvérisés. 75000 personnes sont tués sur le coup.

Dans l’émission deux témoignages me frappent de par leur contradiction: un militaire et un scientifique. Le militaire dit que c’était l’euphorie, avec une seule bombe ils avaient détruits une ville. Le scientifique dit qu’ils avaient compris que ce qu’ils avaient faits était loin d’être tout rose et qu’ils savaient que le monde ne serait plus du tout pareil. Comme si le militaire ne voyait que le joli joujou qu’il avait en main et absolument pas les conséquences en vies humaines.

Le gouvernement japonais censura la presse et ne laissa rien filtrer de la bombe. De fait les japonais en dehors de ceux d’Hiroshima ignoraient ce qui s’était passé.

Un témoin japonais raconte comment les militaires ont évacués uniquement les hommes jeunes car utiles à la guerre.

A cause des radiations par la suite beaucoup de japonais sont morts et le général MacArthur a dit au médecins, via une circulaire, que ça relevait du secret militaire américain, que personne ne devait effectuer de recherche ni écrire quoi que ce soit sur le sujet.

Les américains sélectionnaient des gens au hasard et les examinaient de force. Un institut de recherche américain a été érigé en haut d’une colline voisine d’Hiroshima pour étudie les effets de la bombe. Ils examinaient les personnes mais ne les soignaient pas.

Grâce à John Hersey le public américain, en dehors de toute propagande, apprend la réalité sur la vie à Hiroshima après la bombe. Pour se prémunir de toutes critiques le gouvernement fait croire que sans ces bombes il y aurait eu une invasion japonaise avec 1 million d’américains morts.

http://www.arte.tv/guide/fr/054197-000/hiroshima-la-veritable-histoire#arte-header

Etrangeté que les américains se soient souciés de l’avis du peuple pour le maintien de l’empereur alors qu’ils ne se souciaient pas de la vie de milliers de civils lorsqu’ils ont largués leurs bombes. Non?

Il semblerait que l’objectif était de faire un test grandeur nature.

Quand je vois les attitudes des autorités américaines et japonaises, je me dis que certains ne voient autrui que comme de la chair à fric, à canon ou que comme des cobayes.

 

 

lisieblog @ 23 h 55 min
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L’empathie version idiot utile

Posté le Lundi 10 août 2015

La rubrique débile utile est une rubrique qui dénonce toute personne ayant une attitude d’idiot utile à une caste de gens peu bienveillants et extrêmement cupide. Voir imbu d’eux même et de pouvoir.

 

Un jour, dont vous devez certainement vous souvenir, sur mon tatami favori, j’ai eu l’occasion d’une conversation qui m’a laissé pantoise. Oh, combien aimé ce tatami. Une personne dont j’avais une estime toute particulière, m’a donné une belle leçon de vie. Nous sommes Charlie. Les attentats vous vous souvenez? Le type, bourré d’empathie, qu’avec mes yeux pleins d’admiration je regardais, sort, le tue l’amour parfait pour moi: « les droits de l’homme ça commence à bien faire! ». Diantre, devrions nous nous mettre sous loi martiale? Allez rétablissons la torture! La guillotine elle est où? Et puis Snowden, il nous emmerde. Toute la population sous surveillance! Quoi? C’est déjà fait?

Et voici ma leçon de vie, l’empathie peut être une qualité comme un vice. Elle est portée comme un vice quand elle appartient à quelqu’un de trop superficiel pour faire la part des choses. Je dirais même que ça peut être une tare, voir dangereux. Car la personne peut-être manipulée de cette façon là. Je pense que les tyrans aiment bien ce genre de personne, ils peuvent les retourner contre qui ils veulent.

lisieblog @ 21 h 13 min
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Un barbu barbant

Posté le Lundi 10 août 2015

La rubrique débile utile est une rubrique qui dénonce toute personne ayant une attitude d’idiot utile à une caste de gens peu bienveillants et extrêmement cupide. Voir imbu d’eux même et de pouvoir.

Je ne m’attendais pas à mettre si vite un article dans cette rubrique, quoi que… J’ai quelques anecdote croustillantes au fond de ma besace que je mettrais volontiers à la suite de celle-ci.

Donc, aujourd’hui: dentiste! J’avoue que les dentistes ne font pas partis des gens que j’aime à fréquenter sur leur lieu de travail. A tel point que j’ai passé un certain temps avant de retourner en voir un. Je sais, ce n’est pas très sérieux. Mais depuis le jour ou je me suis faite griffer l’intérieur de la joue avec une seringue, j’aurais tendance à être un peu nerveuse à leur approche.

Bref les souvenirs d’enfance…

Bon, venons en au fait. Je demande idiotement, au dentiste, combien ça me coûterais de me faire redresser les dents. Il faut dire que mes dents de devant sont une devant, une derrière, imaginez le sourire à la con que ça me fait. Et là, le sermon. Il m’explique que ça coûte cher, qu’avec la CMU (et oui, je suis pauvre) il y a des orthodontistes qui sont méfiants avec ça. Parce qu’ils finissent avec des ardoises. Et puis il y en a qui ont la CMU, et que c’est juste une magouille. Et puis, et puis…

J’étais verte…

 

Oui, parce que je suis pauvre RSA, mais dans ma tête je n’y resterais pas. Je suis bien convaincue que je vais m’en sortir et j’en ai la volonté. Voilà pourquoi, bêtement je me renseignais, sur ce que lui a dû estimer être un luxe pour une pauvre RSA comme moi.

 

 

lisieblog @ 20 h 55 min
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Ma première déception

Posté le Lundi 10 août 2015

Voilà maintenant quelques années que je me suis investie avec l’idée d’être une citoyenne modèle. De fait, j’ai commencé par m’informer. Et puis j’ai suivi par la lecture brève de quelques livres.

J’estimais, et j’estime toujours que pour être un bon citoyen il faut s’informer, essayer de comprendre ce qui nous entoure pour prendre les décisions les plus judicieuses.

Au début, je me suis rendue compte qu’on allait voter quasiment comme on fait nos courses, avec la douce berceuse des pubs en fond (discours politiques) et des aprioris à la pelle. En allant sur les forums de politique, j’ai cherché à émettre la pensée qu’il fallait débattre sur les idées et non sur les partis. Mais ces débats ne poussaient personne à aller chercher de l’information, au contraire chacun récitait sa doxa comme une vérité. Au final, je me demande s’il n’y a pas des gens qui ont une puce greffée sur le cerveau, avec bluetooth connecté à la TV.

La doxa aujourd’hui, de gauche ou de droite, sauf extrêmes, c’est qu’il n’y a pas d’alternatives… « Ding dong the witch is dead… » Vous connaissez le magicien Doze? Non, pas le magicien d’Oz. Oui, parce que cette chanson a aussi un lien avec la dame de fer, comprenez:

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/13/ding-dong-the-witch-is-dead-au-hit-parade-apres-la-mort-de-margaret-thatcher_3159222_3214.html

Quel est le lien entre Doze et Thatcher? C’est comme le jeux des différences… Cherchez

Bref, en quelque sorte j’ai commencé à penser que notre démocratie était bien malade de manquer de débat et surtout de gens qui n’approfondissent pas. Là fut ma première déception.

 

lisieblog @ 17 h 31 min
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